Vidéo soumise à une limite d'âge  ( - de 16ans ) 

Note du réalisateur :

Mon ambition est de reposer la question du rapport normalité/marginalité et du désir qui s'y attache. Comme le disait M. Meignant, «nous sommes tous des pervers sexuels persécutés.» La société nous impose un comportement social et sexuel bien défini, sortir de ces frontières est-il un acte générateur de plaisir, d'émancipation ? L'objectif est également de montrer et d'assumer la fantasmagorie créée par l'homosexualité. Notre héros hétérosexuel laisse la possibilité au spectateur de juger ses erreurs, ses préjugés et sa part de folie. Change-t-on réellement de sexualité parce que l'on en a décidé ainsi ?

En terme de réalisation, l’œuvre se veut honnête et engageante. Il s'agit de proposer une ambiance chaudement sombre et parfois inquiétante, à mi-chemin entre D. Lynch et N.W. Refn. Le corps est mis en jeu dans la ville de nuit, dans les recoins obscurs des zones urbaines où «l'aube n'a jamais sa chance». Je veux filmer ces interstices où s'expriment des comportements qui seront qualifiés de perversion, de déviance car ils font peur. Ainsi la dramaturgie du scénario permet de progressivement passer de la clarté du jour aux néons, aux réverbères, à l'obscurité ; du confort à la mise en danger. Ce qui s'apparente à une chute est en fait une ascension puisque Paul arrivera à enfin éprouver du plaisir et s'ancrer dans l'instant. Car «le sexe est l'ancre la plus lourde qui nous maintient dans le temps présent» dit W. Burroughs.

 

 Moi " Ce film me fait penser aussi à "" Querelle de R.w. fassbinder (82) l'homme blessé de Patrice Cherreau  (83) et aussi le film de Cyril Collard  " les nuits fanves " (93)  ...

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